Isocèle - Portrait.s
2018
"Ipipip est mon demi-frère et, surtout, mon premier compagnon. J'apprend tout avec lui et tout le temps que je ne passe pas avec ma mère, Rustine, je le passe avec lui. Pour l'instant, on n'a rien d'autre à faire que grandir, jouer et découvrir. On vit à l'écart du troupeau, avec les autres poulains de notre âge, et nous sommes les deux seuls garçons, donc on se sert les coudes."
Isocèle, 2018
2019
"On va avoir deux ans cette année. Nous vivons avec notre papa depuis que nous avons un an dans un très grand pré loin de la ferme. Lui et les autres grands étalons nous apprennent les bonnes manières, mais les humains qui viennent nous voir se plaignent encore du fait qu'on ait toujours du mal avec la notion d'espace vitale.
Quand on sera plus grand, on reviendra à la ferme équestre avec nos sœurs qui sont dans un autre pré pour apprendre un des métiers les plus difficiles : maître d'école pour les enfants !
On va devoir apprendre à ne pas manger quand on veut, même s'il y a de l'herbe sous nos pieds, à comprendre leurs gesticulations pour savoir à quel moment ils veulent tourner et à quel moment ils veulent s'arrêter, les accompagner dans leurs rêves pour que ce soit plus beau en vrai que dans la tête et pleins d'autres trucs qui semblent fous et que beaucoup de grands chevaux qui n'ont pas appris ce métier là ne pourrons jamais faire.
On a hâte de rencontrer notre premier enfant, même si on a un peu peur qu'il pleurre à cause de nous. Parce que encore aujourd'hui, on ne peut pas s'empêcher de partir au galop comme des fous. Mais comme nos frères et soeurs et nos parents sont des professionnels (à part pour l'herbe...), alors il y a des chances pour qu'on fasse nous aussi du très bon travail.
Pour ça, il faut que l'on devienne assez grands, donc en attendant, on s'amuse à piétiner nos ombres, à coller Hastronaute et à manger les crins de papa !"
Isocèle & Ipipip
2020
"Vous vous souvenez de moi ? On a beau m'expliquer, je n'ai toujours pas compris la notion d'"espace vitale". Tout le troupeau des mâles m'a demandé d'aller voir ailleurs parce que j'ai mangé trop de crinières, et voilà sur quoi je suis tombé..."
2020
"Coucou,
Vous vous souvenez de moi ?
Avec mon frère, Ipipip, nous avons quitté les paturages des étalons pour venir nous former au Poney-Club.
Apparement, nous avons terminé notre débourrage, du moins, c'est ce qu'on dit.
Cet été fut notre première contribution : nous étions les renforts pour les plus vieux poneys. Nous nous partagions les cavaliers, afin d'apprendre notre métier, en manège ou en balade sans trop nous fatiguer.
Personnellement, je suis très gentil, très fort et j'adore être avec les humains. Toutefois j'ai le sens de l'humour et j'aime bien étudier les relations de cause à effet entre la gravité et mes cavaliers dès que j'en ai l'opportunité.
Après tout, j'ai beaucoup d'énergie à revendre et j'adore jouer et galoper.
Donc je dois attendre de prendre en maturité avant de recevoir un vrai travail avec des vrais enfants, parait-il.
En attendant, je suis encore à l'école des poneys, mais les cavaliers expérimentés n'ont aucun problème avec moi, donc on travaille ensemble : eux apprennent à travailler avec un jeune poney, et moi j'apprend à garder mes quatre pieds au sol et à résister à l'appel de l'herbe."
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