Rikiki - Portrait
"Nous avons rompu une fois, juste comme ça, du jour au lendemain.
Avant ça, nous étions inséparables. Nous mangions la même herbe, le même foin.
Nous dormions côte à côte, nous nous faisions notre toilette mutuelle et passions tout notre temps ensemble. Dès que je la perdais de vue, j'hennissais et je galopais jusqu'à ce que je la retrouve. Jamais je n'ai abordé une autre jument depuis que je la connais.
Et puis un jour, sans prévenir, elle m'a quitté pour Obladi.
Toutes les juments tournaient autour de ce don Juan à ce moment, à cause de son histoire d'amour impossible avec Agora (une autre relation complexe).
A ses yeux, je n'existais plus. Dès que je venais lui proposer des gratouilles, elle me repoussait. Mes hennissements restaient sans réponses. J'étais si triste que je ne mangeais plus et mes amis Pirates et Rasta n'étaient pas les mieux placés pour me réconforter, les seules ponettes qui n'ont jamais apprécié leur présences étaient leur propre mère...
Ça a duré quelques années et puis, du jour au lendemain, elle est revenue près de moi. Ce fut alors comme si rien n'avait jamais changé et, depuis, je peux à nouveau entendre les moniteurs repéter aux jeunes cavaliers ma phrase préférée : "Si vous cherchez Nero, repérez la plus grande ponette du paddock, c'est le petit noir juste à côté".
Néro et Rikiki
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